L’Union Congolaise des Organisations des Personnes vivant avec le VIH (UCOP+), en consortium avec le Réseau National des Organisations à Assise Communautaire (RNOAC) et Jeunesse Espoir, renforce son engagement dans la lutte contre la mortalité liée à la Maladie à VIH à un Stade Avancé (MVSA) à travers la mise en œuvre du projet IMPAACT4HIV en République Démocratique du Congo.
Cette initiative marque une avancée majeure dans l’amélioration de la prise en charge des patients vivant avec une MVSA. Avec l’appui de l’Institut Aurum et d’Unitaid, le consortium déploie des approches centrées sur la personne afin de corriger les ruptures critiques dans la chaîne de référence et de suivi clinique. Les enquêteurs du Community-Led Monitoring (CLM) sont ainsi mobilisés dans les zones de santé pour identifier les obstacles systémiques, notamment l’insécurité diagnostique liée à la disponibilité des examens essentiels tels que le CrAg et le CD4. L’objectif est clair : garantir que les patients les plus vulnérables bénéficient d’un suivi continu et ne soient plus laissés pour compte après une hospitalisation.
Dans le même élan, face aux urgences sanitaires émergentes, l’UCOP+ et ses partenaires intensifient leur riposte à l’épidémie de Mpox à Kinshasa. Les mobilisateurs communautaires (MobiComs) jouent un rôle clé en première ligne à travers la sensibilisation des personnes vivant avec le VIH, le référencement des cas contacts, ainsi que la lutte contre la stigmatisation.
Pour renforcer la qualité de la prise en charge clinique, l’UCOP+ développe également un partenariat étroit avec DNDi (Drugs for Neglected Diseases initiative). Cette collaboration vise à sécuriser le continuum de soins en assurant une prise en charge fluide des patients, depuis les sites de proximité avec un paquet minimum d’activités MVSA (Spokes) vers les centres de référence avec un paquet complémentaire d’activités MVSA (Hubs). Un accent particulier est mis sur le suivi post-hospitalisation afin de prévenir les décès évitables et améliorer les résultats thérapeutiques.
Le succès de cette approche repose sur le rôle central des acteurs communautaires. En tant qu’interface essentielle entre les structures de santé et les communautés, les enquêteurs CLM et les MobiComs assurent non seulement la détection des dysfonctionnements du système de santé — tels que la stigmatisation, les frais illicites ou les ruptures de services — mais également l’accompagnement des patients MVSA et des cas contacts Mpox vers des services adaptés.
À travers cette synergie entre innovation clinique, engagement communautaire et appui au Programme National de Lutte contre le Sida (PNLS), l’UCOP+ réaffirme que la voix des patients demeure un levier essentiel pour bâtir un système de santé plus équitable, résilient et réactif face aux défis actuels et futurs.